Les deux prévenus ont été arrêtés la veille à l’aube, alors qu’ils dormaient dans le coffre d’un utilitaire volé pendant la nuit. Même s’ils sont seulement accusés de recel, le président les suspecte aussi du vol.
Elle reste responsable
Une jeune femme est amenée dans le box. Son avocate s’avance près de l’estrade pour parler à voix basse au président, qui résume à la cantonade : « Vous vouliez demander une expertise psychiatrique, mais votre cliente refuse. »
Et puisque la prévenue veut être jugée immédiatement, il commence sans plus attendre.
Protéger les consommateurs
Youssef G. comparait pour recel de carte bancaire en récidive. L’homme a qui appartient la carte n’est pas à l’audience et n’a pas porté plainte – vraisemblablement parce qu’il a récupéré sa carte, comme le souligne le procureur.
L’association de malfaiteurs terroriste : un procès d’intention
Tapage s’est entretenu avec B., l’un des condamnés de l’affaire dite du 8 décembre. Si l’accusation elle-même a reconnu qu’il n’y avait pas « la preuve d’un projet abouti », la justice a condamné « une intention » de s’attaquer aux forces de l’ordre, déduite d’éléments matériels aussi divers que la détention d’armes – légales pour certaines –, l’utilisation de la messagerie Signal ou la lecture de brochures sur la justice antiterroriste.
Comment les États répriment, entretien avec Vanessa Codaccioni
Vanessa Codaccioni travaille depuis vingt ans sur la justice pénale, la criminalité et la répression. Elle présente ici son dernier livre, « Comment les États répriment. Une courte histoire du pouvoir de punir ».
L’intérêt des allocataires
Le tribunal juge Missoum T., 50 ans, pour avoir insulté et menacé par téléphone sa conseillère France Travail. Le conflit a commencé au début de l’année quand l’agence lui a demandé le remboursement d’un trop-perçu.
Renvoi derrière les barreaux
Dans le box en plexiglas, le prévenu a l’air un peu absent. Il comparaît pour des violences et le vol d’une cigarette électronique. L’avocate se lève immédiatement pour demander au juge d’ordonner un expertise psychiatrique.
La justice peut-elle (vraiment) faire respecter les droits des détenu⋅es ?
En juillet 2025, l’Observatoire international des prisons (OIP) a une nouvelle fois saisi la justice administrative pour qu’elle mette fin à l’indignité des conditions de détention à la prison de Toulouse-Seysses. Dans cette émission, on discute de ce qu’on peut attendre (ou pas) de la justice pour lutter contre les atteintes aux droits fondamentaux en prison.
Tout de suite
Depuis le box des prévenus, Djamel L. adresse des signes à sa femme, au premier rang, et aux deux adolescents qui l’accompagnent. Le président l’interroge brutalement : « Vous êtes né en 1972 à Alger. Est-ce que vous travaillez ? Non ? De quoi vivez-vous ? »









